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 Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.

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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 7 Oct - 13:22

Chicago,
7-10-2015

Warrior

| Syd Filmore apparaissait simplement, caméra en main, en pause durant son entrainement. Derrière lui, on admirait un octogone d'UFC. |

Syd Filmore : Je voulais juste adresser un message à mes chers fans de la FGB. A vous qui me suivez peut être aussi à la SOW, à vous qui me soutenez dans mes projets, je voulais vous dire à quel point votre soutien est précieux. Le 13 octobre prochain, je serai à l'Arena Macabra, chère à mon coeur, pour venir affronter la Muerta.

Son nom ne me dit pas grand chose, mais je sais que l'affiche vous émoustille. Je ferai tout ce que j'ai à faire pour vous faire vivre de grands moments, pour décrocher le titre une nouvelle fois et célébrer avec vous. J'espère vous avoir à mes côtés pour cette nouvelle bataille épique, pour ce chapitre supplémentaire.

C'est l'occasion pour moi de réaffirmer mon soutien à la FGB, ma deuxième maison. Ma renaissance s'est faite chez vous, avez vous, et je n'oublierai jamais que cette fédération m'a porté dans son coeur. L'occasion pour moi aussi de vous montrer comme j'ai évolué, comme je suis devenu plus agressif que jamais sur un ring, combattant, vif, violent. Mes aventures m'endurcissent et vous serez étonnés, à coup sûr, par l'évolution de Mr. Mayhem. Fils de la FGB.

A moi désormais de renvoyer l'appareil en reprenant un de ses titres pour le montrer au monde, pour le montrer aux canadiens et à ses champions, pour montrer que notre or brille bien plus fort que le leur.

La FGB vit toujours, grande et belle. Et j'ai tellement hâte de retrouver l'Arena Macabra remplie.

Merci pour votre soutien et à très vite !

| La vidéo s'était interrompue avec cette phrase de l'ex vice champion, qui était apparu comme impatient de fouler le ring de la FGB à nouveau |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 11 Nov - 21:59

| Alors qu'Overkill 65 se cloturait à peine et que les fans quittaient l'arène au compte goutte, Syd Filmore, lui, arpentait les couloirs, se dirigeant vers son vestiaire. Jonathan Leclerc, correspondant sport pour ESPN en France, s'était dirigé vers l'américain. |

Jonathan Leclerc : Syd, bonsoir, comment vous vous sentez ?

Syd Filmore : Très bien, merci !

Jonathan Leclerc : On vous a vu livrer deux très bons matchs, notamment avec Pétale Orientale et Sex Bomb, quand on sait ce qu'il se passe à la SoW actuellement, ça ne vous a pas perturbé de bosser sur le ring avec eux ?

Syd Filmore : J'ai fait ce que j'avais à faire et eux aussi. Pétale se retrouvera encore sur le ring avec moi dans quelques jours et c'est très bien ainsi. En vérité, eux qui disent tellement aimer la lutte oublient que je suis de ce tournoi depuis plusieurs années et que j'ai à chaque fois bien tiré mon épingle du jeu. Ils ont tendance à penser que j'suis pas un lutteur hardcore. Du coup je jubile dans des soirées comme celles-ci.

Jonathan Leclerc : On vous a vu un peu moins rapide que d'habitude, vous avez perdu du niveau ?

Syd Filmore : Excellente observation, par contre ce n'est pas ça, je dois vous avouer que je n'ai pas arrêté de bosser depuis un certain temps, de longs mois à enchainer de gros matchs et je commence à accumuler quelques blessures. Du coup je ralentis un peu. A la SoW je pense qu'ils l'ont bien compris et qu'ils essayent de me faire bosser en équipe un maximum, pour éviter de me voir partir en blessure.

Jonathan Leclerc : Cette fatigue elle signifie qu'on doit s'attendre à ne plus vous voir à la FGB et à la SoW ? C'est une exclusivité ?

Syd Filmore : Absolument pas, je continue à prendre un plaisir fou à venir lutter ici et à recroiser certains lutteurs, à la SoW, c'est pareil... On a des rivalités vraiment attrayantes, il y a un véritable travail d'orfèvres derrière chaque shows, je ne voudrais pas m'absenter maintenant. D'ailleurs le titre intercontinental me tend les mains. Et à la FGB j'aspire à reprendre le vice-championship.. Ou le FGB... Je n'ai pas encore de plan défini.

Jonathan Leclerc : Merci pour ces quelques mots, Syd.

Syd Filmore :
De rien, à bientôt.

| Souriant, le lutteur avait continué son chemin, alors qu'au loin on apercevait Pétale et Sex Bomb quitter les backstages. |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 20 Juil - 20:56

A little mayhem

| Depuis sa reprise, la FGB écumait à nouveau les routes tous les soirs pour diverses représentations. Après un PPV de reprise plein de bouleversement, il était temps pour certains lutteurs de mettre les points sur les i. Aussi, c’est dès le début du show de ce mercredi qu’un theme song inconnu de tous a retentit. « Mayhem » de Halestorm avait déchiré l’obscurité, avec des lumières blanches s’excitant frénétiquement. Un mur de fumée sous le titantron, et voilà que les fans commencent à comprendre qu’il n’y a qu’une seule personne qui pourrait apparaître : Mr. Mayhem himself. Le peut-être champion (on ne sait plus vraiment...) D’ailleurs, pour la première fois depuis quelques années, c’est sous les huées que le natif de Chicago était apparu. Veste de cuir, lunettes de soleil, titre à l’épaule. Plus le même homme du tout.C’est en prédateur qu’il avait fait son entrée, lentement, très lentement, profitant de chaque seconde. Sur le ring, les techniciens s’étaient affairés pour amener « LE » pupitre des Filmore. Avant de prendre la parole, un annonceur de la fédération avait été prié d’introduire le champion comme un chef d’état. |

Annonceur FGB : Mesdames, messieurs, Mr. Mayhem.

Mr. Mayhem : Je sais, vous êtes en colère, vous voulez des explications, patati, patata. En ces délicats moments de notre relation, je vous demanderai s’il vous plait d’accorder un espace cohérent au dialogue. Celui que nous n’avons jamais rompu, n’est-ce pas ?

Le dialogue aujourd’hui il est de mon côté. J’ai le baton de parole, l’amplificateur, et je n’ai même pas à attendre que vous la fermiez pour pouvoir dire enfin ce que j’ai sur le coeur.

Je ne suis plus Syd, plus l’idole de la foule. Pour la première fois dans l’histoire de ce business, je vais être une star de haut vol à avouer que j’ai renoncé à pratiquer ce métier par passion depuis des mois. Vous êtes tous un formidable apport financier pour moi, et, que je vous plaise ou non, je gagne au final la même chose. J’ai été votre ami, votre confident, votre héro, votre gardien des clés. Et un jour, sous une folle impulsion, les dirigeants de cette fédération ont voulu réouvrir. Quel bonheur !  

Un bonheur tellement bleu qu’on m’a envoyé les sentinelles pour remettre la balle à zéro. Et réduire mon salaire par la même occasion, d’ailleurs. J’vais vous l’avouer franchement : au début, je n’étais pas contre. Je perdais, je signais un gros chèque, puis je partais.

J’ai mis en place tout ce que j’ai pû par la royale voie de la démocratie pour quitter cette industrie en paix. Mais ce n’était pas ce que les dirigeants attendaient. Les marionnettistes suprêmes, ceux qui font tourner la planche à billets. Les corrompus du Panama, les oppresseurs des petits peuples... Ils ne voulaient pas me voir partir.

Filmore is more money. C’est ce qu’ils disent, ont toujours dit, et diront toujours. Mon souhait c’était de m’arrêter là, d’en finir avec la lutte. On traine des blessures, des tensions, on cumule les jours sur la route. J’ai tout donné. Au Canada, en France, aux USA, en Europe en général. J’ai tout donné. Lorsqu’est venu le jour pour moi de dire au revoir, j’aurais souhaité que cela se passe bien.

Mais la SoW a été la première a faire un pas dans le monde véreux. On m’a refusé de partir, et pour me retenir, on a évoqué mon contrat et des dates à prester. La FGB a ensuite suivi en refusant un quelconque arrangement à l’amiable après le PPV. Je voulais partir. Je l’ai dit clairement.

Il se trouve donc qu’aujourd’hui, je suis ici pour leur argent. Pour le mien aussi. Mais cette industrie ne suscite plus de passion chez moi. J’ai plus de sensation à 300 Km /h sur une moto qu’en arrivant dans des arènes pleins de fans crédules prêts à tout pour une industrie qui pense les connaître. Triste spectacle.

| Filmore s’était arrêté, poussé au silence par des cris incessants. Il jubilait. |

Mr Mayhem : Soyons honnête, ce que j’ai fait au PPV, c’était la meilleure chose à faire. Il y avait là un tas de chiens prêts à venir arracher mon titre sans gloire. J’ai tenu et protégé ce joyau quand vous tous vous étiez barrés de cette arène. J’suis resté quand le bateau a pris l’eau. J’suis resté quand le capitaine est parti. A me taper des foires au saucisson pour vendre le produit. Et c’est moi qu’on voudrait faire passer pour le bad guy ?

J’ai pris une décision audacieuse mais logique, j’ai rendu le pouvoir à ceux qui devraient l’avoir et je devrais en être remercié. Je me suis levé et battu pour que ce soit au tour des lutteurs de prendre des décisions. Pour que les gars qui passent leur temps sur la route loin de leur famille soit ceux qui décident si un match est terminé. A ces gens qui misent en bourse sur nos santés, nos failles, nos vies : c’est fini. A l’aube d’une nouvelle révolution, et même si j’assumerai d’être impopulaire pour mes agissements passés et futurs, il est temps de me lever avec hargne contre ce système que vous avez façonné.

Vos injustices et oppressions ne peuvent plus s’exprimer. J’irai cracher sur vos démocraties si je dois forcer l’accès à leurs décisions.

J’ai passé des jours, des mois, des années dans ce business. Il ne tourne pas rond. J’ai décidé de me déshumaniser moi même avant qu’ils ne tentent de le faire.

Je ne veux plus qu’on m’appelle Syd, je ne veux plus que l’on scande mon nom de famille. A partir d’aujourd’hui, appelez-moi Mr. Mayhem et citez le nom de ma ville. Souvenez-vous des dangers que j’ai bravés, de ceux que j’ai mis à terre, de ce que j’ai offert à cette industrie. Et avec ça, oubliez que je suis une personne. C’est le juste retour des choses, que nous combattions comme des chiens que nous sommes au final. Faisons-le bien. Sans grands mouvements, sans alarmes, sans surprises. La dignité nous portera en son sein pour que nous puissions contempler ce qui s’écroulait déjà quand nous pensions être riches.

La justice n’aura qu’un nom, Mayhem, et il ne pourra plus être usurpé.

| Le nouveau theme song de « Mr. Mayhem » résonnait à nouveau dans l’arène. Incompréhension totale, l’homme quittait pourtant fièrement le ring en portant son titre illégitime vers le ciel. |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mar 1 Nov - 20:05

P A R A D I G M

| Quelques mois après son retour, la FGB reprenait ses habitudes. Sur la route, dans des dédicaces, dans les médias... La fédération avait repris son train de vie, comme si jamais elle ne s'était arrêtée. En forme. Belle. Resplendissante. Ne fut-il dès lors citer qu'une ombre était venue perturber le tableau : son champion. Parti la grise mine, le regard défait par la fermeture du lieu qui lui avait redonné vie dans ce milieu, il était revenu haineux, revenchard. Différent. On ne le voyait plus. Ni sur la route - puisqu'il voyageait séparément, ni dans les séances d'autographes. En vérité, il se disait même qu'il arrivait quelques minutes avant ses matchs et apparitions et qu'il repartait directement. De son spectre il ne restait plus rien, et son silence faisait bien plus d'effroi que les mots qu'il pourrait sortir. Pourquoi ? On s'était largement résignés à ne jamais le savoir. Jusqu'à ce qu'il décide d'arriver lors d'une séance de dédicace. Glaçant le regard de tous. Lunettes de soleil vissées sur le nez, blouson en cuir, large barbe. Un t-shirt avec sa tête décapitée... Et quelques mots : I'M DYING. I HOPE YOU'RE DYING TOO. |

Mr. Mayhem : C'est le silence des douces retrouvailles que vous m'offrez ? Vos regards consternés, comme si vous étiez surpris de me voir ici, au final. En fait, j'aurais pu rester des mois à vous laisser mourir doucement sans que l'agonie ne soit aussi longue que celle que j'ai subie. Vous étiez partis. Tous. Vous avez gardé les coffrets DVD, la nostalgie, les t-shirts, les fausses ceintures en plastique. Et quand on a mis la clé sous la porte, ça n'a posé aucun problème à vos petites consciences : vous avez changé de chaine - de fédération. J'ai été de tous les voyages pour revenir vous voir, quitte à prendre l'avion plusieurs fois sur la semaine pour un salaire ridicule, ou pour pas de salaire du tout. Et le pire c'est que ça m'a plu. Ou que j'ai pu croire que cela me plaisait. J'ai voulu m'en convaincre, puisque je récoltais de mes voyages le fruit de vos doux applaudissements.

J'ai espéré qu'on changerait les codes. Naïvement je suis revenu, sans vouloir mentir, sans vouloir vous cacher quand je n'étais pas d'accord avec les décisions principales. Je voudrais qu'on remonte les pendules de l'horloge pour découvrir ce qui nous a mené à ce moment précis. Ce titre sur mes épaules... Vous sentez qu'il n'est pas à moi, n'est-ce pas ? Vous sentez qu'il ne m'appartient pas vraiment. Que je l'ai volé.

| Les fans présents avaient du mal à digérer tout ce que le lutteur pouvait débiter. Il était dans une sorte d'état second, ivre de colère. Chaque mot venait sonner comme une lame, dessinait un couperet au dessus des esprits qui assistaient à cette rencontre avec leurs sportifs favoris |

Mr. Mayhem : Quand cette fédération a fermé ses portes, j'ai gardé son âme précieusement. J'ai porté son titre fièrement, sans jamais oublier de citer ce que les gens en coulisse avaient fait pour moi : je n'étais plus rien quand ils m'ont ramassé et guidé à nouveau vers le succès. Et puis, quand on m'a contacté pour le retour de la fédération, j'étais ravi de revenir. J'ai démissionné de mon nouveau job, au Canada et je suis revenu ici. Pour moins cher. Loin de ma famille à nouveau. Mais ça vous, les fans, vous vous en foutez royalement. Pour vous on est des statues, des figurines, des marionnettes, des machines de divertissement. Pourtant quand je suis ici, je suis pas près de ma fille. Je suis quand même revenu. Avec plaisir, au début. Puis j'ai bien compris que l'événement le plus attendu du retour de la FGB serait la chute du gardien de sa ceinture. J'ai pas laissé le plan se dérouler comme ça. Je MERITE ce titre. J'ai fait bien plus que de le défendre. Je l'ai sauvegardé. Je l'ai animé dans vos mémoires. C'est le mien, et celui de personne d'autre. J'ai veillé au chevet de cette fédération quand vous en profitiez pour acheter des marchandises en liquidation. Vous aviez mon respect, tous. Vous l'avez perdu. Perdu à l'image de votre capacité à retourner vos vestes pour servir vos propres intérêts.  

La fédération a cette fois envoyé celui qui m'a créé pour me faire taire une bonne fois pour toute. Le chasseur. Tigerclaw. L'homme qui m'a relevé, qui m'a aidé à me créer. Il me détruira, à coup sûr. Il finira par y arriver. Il est légendaire. Il est dans une forme incroyable. Et si je n'ai pas voulu nourrir les ambitions de la fédération en notre match, je ne veux pas être l'hypocrite que je vois en vous. Tigerclaw a mon respect. Et ce contrat qui lui a été confié, pour mettre à terre Mr Mayhem, n'enlève en rien le respect que j'ai pour lui. Je me suis préparé à la chute. Et si je tombe, j'emporterai surement une facette de la fédération avec moi. J'emporterai la fidélité que je lui ai voué, la dévotion et la passion.  

You've been breakin down for far too long
Far too many moons since you felt well and strong
You see, you could say goodbye but you don't have to die
Not ever

Engineer the wires to your brain
Architect a code so you won't feel the pain
With your family by your side and vigor in your eyes forever
Live Forever


| Le champion suprême en date avait tourné les talons aussi vite qu'il n'était venu. Sans laisser le temps à quiconque de répliquer, ni de haine, ni de joie. C'est le silence qui régnerait et qui concluerait cette venue inattendue. C'est le silence qui resterait. Qui restera. |

A son étoile.
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Le Coucou
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 23 Nov - 18:15

Quand Trevor arrive sur le palier de Syd Filmore, un homme s'apprête à toquer à la porte du champion. Le pique-assiette jette son sac de voyage sur la porte.

"Halte là tête de con, suis preums ! Et puis dégage ! Deux blaireaux à sa porte, ça risque de foutre la trouille à ma logeuse."

L' homme paraît surpris.

"Vous faîtes erreur,  ici c'est l'appartement de Syd Filmore."

" Je sais face de gland ! Et dans 5 mn ça sera aussi ma piole. "

Trevor griffonne son nom sur un bout de papier et le colle avec son chewing-gum sur la porte.

" C'est donc vous le fameux Coucou?  Je suis Jiji l'interviewer de la FGB .Vous ne deviez pas aller squatter chez Wilson ou Leroy ?"

"Yep! Me faire couler de la cire chaude de bougies sur les burnes par le gonze en combinaison de latex, je dois dire que c'était tentant. Pour le gamin, valait mieux pas
Je m'connais, j'ai du mal à réfréner mes pulsions. La dernière fois, ça m'a coûter un an de zonzon. Un quiproquo à la sortie d'une école. Bref, je suis tricard en Belgique.  Alors je m'suis dit: Philou mon pépère, pointe tes miches chez Mark Gaillard. Y a pas d'lézard chez les suisses, pas de p'tits éphèbes blonds pour agiter son fion. C'est lisse un suisse, c'est propre !"

" Que s'est il passé chez Mark?" Interroge Jiji.

" Rien! Doit jamais rien se passer chez ce mec
Bordel, j'en ai vu des logements tristes, mais chez lui c'est suicidaire. La chambre d'un moine à côté c'est le salon d'un bordel de la Nouvelle Orléans. Tout est en bois chez lui, même le canapé. Ya des trous en formes de coeur dessus.  comme sur la porte des chiottes qu'on trouve au fond des jardins. La seule note de gaieté c'est une boîte de Toblerone géante montée en lampe. Tu vois le tableau?"

"Donc vous vous êtes barrée?"

" Tu l'as dit bouffi ! Me suis échappé quand monsieur chiant comme le lac Léman m'a proposé un Ricola à la camomille en signe de bienvenue. Je me voyais mal barré, bon à aller me faire un piercing sur la queue pour aller pioncer chez Serena Black.  Et puis miracle, j'ai vu l'autre peau de navet se foudre à quatre pattes dans sa promo.  Alléluia,  le champion suprême est une lavette suppliant qu'on le fourre. Tout en admiration et en dévotion.  Je suis dit: alors là mon gros, tu as le pigeon suprême à portée de pogne. Ça va être la régalade. Si je la joue fine, Monsieur miam miam va me porter le p'tit déj au pieu. P'être même après que je lui aurais piquer sa ceinture. "

"A peine arrivé et vous postulez pour le titre suprême ? Questionne Jiji en rigolant.

" Eh oh tronches de pet, tu m'prends pour qui? T'as devant toi le pique-assiette ultime. J'ai amené le sans gêne au rang de religion. Bien sûr que je vais faire mon enculé mondain pour avoir ce titre. Je m'vois déjà toquer à la porte de tous ces catcheurs avec la ceinture sur l'épaule. Vont triquer comme un curé devant un scout. Je leur permettrai de la toucher s'ils m'apportent une bière et la télécommande. Allez pousse ta viande et mate l'artiste au travail !

Jiji sourit d'un air gêné.

" Euh, Monsieur miam miam... Mister Mayhem est absent, je viens arroser ses plantes."

Philippe Trevor ne se démonte pas.

" OK, t'as gagné le privilège de voir demain matin mon cul poilu dans ta salle de bain. File moi tes clefs!" File moi tes clefs ou je te claque le groin !"

Jiji obéi sous la menace. Le coucou se casse.

"Merci! Et fait gaffe de pas arroser les feuilles, ça attire les nuisibles ahahah!
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Jeu 22 Déc - 9:18

C O M E   T O G E T H E R
21.12.2016

| En cette veille de Noël, les journalistes avaient été conviés par la société Filmore Media INC. à se rendre à Chicago, Illinois, pour une conférence de presse de fin d’année. Arrivés dans la salle, ils avaient pu constater une sécurité plus accrue que jamais, et une tribune ego maniaque comme rarement vue. L’esthétique, volontairement bien plus verticale qu’à l’accoutumée, voyait le pupitre du champion s’élever à une dizaine de mètres au-dessus de la foule de journaliste. La salle était comble : Mr. Mayhem savait comment susciter l’attente. |

LIGHT OUT.















Mr. Mayhem :
Il est dit que la légende se forge des échos de la petite histoire qui traverse les esprits, qui s’imprègne de l’énergie et qui la sculpte à son propre besoin. Je me suis nourri des douces stupéfactions des publics qui ont cru pouvoir influencer mon destin, je suis venu humble homme et je repartirai légende accomplie. Ma mission est faite : j’ai été le Trouble Seeker. J’ai été l’acolyte du désordre. L’architecte de l’anarchie. Je sais faire tourner les rouages autant que détruire les liens si serrés qui les lient dans le mécanisme redoutable que l’on croit enclenché.
Ils envoient 30 hommes après mon titre. 30 hommes à enrager et devant qui je n’ai qu’un bout de cuir à agiter. 30 hommes qui se détruiront pour arriver le souffle coupé à mes chevilles. Il y a bientôt un an que les hommes prétendent tout donner pour m’abattre et obtenir le titre que j’arbore à mon épaule. Il en faut bien du courage pour prétendre déstabiliser le talent en personne. Alors que j’entends déjà s’offusquer les pleureuses, je veux qu’on analyse ce qui m’a mené jusqu’ici.

De la colère qui a nourri ma force et qui m’a engendrée aux opportunités que personne ne détecte aussi bien que moi, je veux que l’on retienne que mon parcours n’est qu’une série de calculs savamment effectués. J’ai cru m’affaiblir et tomber sous les coups du chasseur. Il n’y est pas parvenu. J’ai cru succomber plusieurs fois aux stratégies qu’on m’a opposées. Mais aucune n’a pu me déloger. C’est peut-être la seconde mort de la fédération, que de se rendre compte qu’il n’y a plus de talent capable de déloger le champion.

Pour obtenir un titre, il faut savoir se mettre à la hauteur du champion qui le porte. Il faut savoir le toiser, le déséquilibrer, trouver sa faille. Personne n’en est capable à l’heure actuelle à la FGB. La fédération a pourtant lancé son dernier recours, sa dernière tentative. Dans un ultime combat de gladiateurs, c’est sur la foule que compte la fédération pour élever un nouveau champion. C’est la belle histoire sur laquelle veut retomber la foule. Un héros qui viendrait faire chavirer le lutteur le plus dominateur de l’histoire de cette fédération.

Je suis arrivé comme un homme, je repartirai comme une légende : peu importe ce que le sort pourrait réserver, je me suis élevé au-dessus de la masse comme personne ne l’avait fait avant moi. Regardez-vous en bas, avec vos objectifs, vos dictaphones, vos smartphones. A boire mes paroles. A venir sur ma simple convocation. Juste pour vendre vos papiers. Et je vous vois titrer dans vos articles de merde demain « MAYHEM PARLE ET CE QU’IL DIT ENSUITE VA VOUS BLUFFER ». Je me dresse au-dessus des soldats de Putaclic Land. Dignes héritiers de la lâcheté, nourris par l’opium du scoop indécent.

La guerre que vous me menez ne se terminera pas sur la chute dont vous rêvez. Je sais que vous avez lancé le décompte final avant ma mise à mort. On pourrait m’attacher pour me passer à tabac et me prendre ce titre que je sais garder mieux que personne. Mais peu importe vos calculs : l’histoire retiendra qu’aucun autre champion n’aura été si délicat à déloger de son trône. Que la fluidité des cycles de championnat n’aura jamais pu faire face à Mayhem.

Je me suis bâti jusqu’à cette toute puissance : de petits championnats, de petits shows, de petites rivalités, j’ai évolué à de petites ceintures, puis des plus grosses, puis j’ai su comment déstabiliser une fédération juste en claquant la porte. Je suis monté dans vos craintes jusqu’à en devenir Anakin, puis Vador. Mon spectre flottera toujours comme drapeau de vos échecs.  
| Le champion s’était arrêté, regardant la foule de journaliste. Puis s’était concentré sur une jeune femme en particulier dans le public. Elle portait ses traits. Elle était la seule à ne pas être stupéfaite. Mayhem avait appelé un de ses hommes de main. Il avait repris son air fort et on avait vu la jeune femme se faire accompagner vers les coulisses. Puis il était sorti, sans crier gare, à la stupéfaction générale une fois de plus. Il avait marché vers la jeune femme. |

Qu’es-tu devenu, Syd ?


Mr. Mayhem : Que faisais-tu au milieu d’une foule de journalistes qui me détestent ? Ils auraient pu s’en prendre à toi. Tu ne m’as pas dit que tu viendrais à Chicago.

Meredith F. : Comme tu as omis de me dire que tu y tiendrais un discours. Les journalistes sont pas si bêtes que tu ne l’imagines. Ils n’ont pas de raison de confondre les intentions de ta sœur avec les tiennes.

Mr. Mayhem : Les miennes ont le mérite d’être claires. Carrées. Précises. Depuis le début. Je suis resté dans ce business, je n’y ai pas fait des vas et viens en me demandant si je devais être speakerine ou lutteur.

Meredith F. : Non, tes intentions ne sont pas claires. Cette fédération c’était tout pour toi. Et aujourd’hui tu l’as fait souffrir par tes absences, ton égotrip pris à une vitesse folle et incontrôlable.

Mr. Mayhem : J’ai donné tout pour eux, Meredith. On a voulu me faire tomber dès que la fédération a été mieux. On a voulu me pourchasser, on a envoyé les gens les mieux placés pour que je chute sous les liesses d’un public qui a oublié que j’étais au milieu de l’arène quand ils ont déserté.

Meredith F. : Et donc, tu comptes faire quoi maintenant ? Juste rester là à te plaindre ?

Mr. Mayhem : Pas de plainte. J’attends ma chute. Et je ferai en sorte de ne pas être le seul à tomber.

| Mayhem avait regardé sa petite sœur dans les yeux, puis avait pris congé d’elle, se dirigeant vers Sarah, qui se tenait plus loin. Un sourire venait de s’afficher sur son visage. |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Ven 22 Sep - 14:01

RETROVERTIGO

| Le matin s'était levé sur Chicago. Les badauds prenaient le chemin du travail, de l'école ou du café. Le trafic bien que dense était fluide. Il était 8 heures et la Chevy Bel Air de 57' de l'ancien champion suprême FGB frottait le sol de la ville qui l'avait vu naître. La rutillante voiture au rouge étincellant avait longé Nordwood Park avant de prendre Dunning, de passer près de River Forest et se diriger sur Lake Street. Au bout de son périble, son conducteur l'avait arrêté devant The Moody Church, dans la rue Dr LaSalle. Le batiment, avec son architecture romane, plongeait celui qui s'y engouffrait au coeur de sa croyance. Au coeur du lien qu'il entrenait avec le créateur. |

Mr. Mayhem : Père, j'aimerais me confesser.

| Sans même se retourner, le pasteur avait reconnu cette voix, famillière entre toutes. Il avait vu l'enfant grandir, dans ses blessures et ses craintes. Il l'avait vu s'affirmer, s'émanciper... Et quitter la ville. Depuis, plus rien. |

Reverend Harvey : Finalement, fils. Te voilà revenu.

Mr. Mayhem : Je ne suis jamais parti, Harvey.

Reverend Harvey : Je le sais. Mais tu n'as pas passé cette porte depuis tellement de temps. Tu n'avais ni les tatouages, ni la carrure d'homme que tu as là.

Mr. Mayhem : Biensûr, j'en suis désolé.

Reverend Harvey : Ho... Ne le sois pas. C'est le créateur à qui tu devras rendre des comptes. Pas à moi. Je ne suis que son humble messager. Porteur de sa cause perdue, cloué comme son fils par la bestialité humaine. Tu vis dans la paix, fils ?

Mr. Mayhem : J'ai une épouse, une fille, un chien... J'imagine que je me suis posé.

Reverend Harvey : Bien. Félicitations ! J'ai eu bien peur que tu ne te sois laissé entrainé par les combats et ces milieux dans lesquels tu trainais.

Mr. Mayhem : J'ai dû arrêter le MMA suite à des problèmes cardiaques...

Reverend Harvey : Le message du créateur était que tu ne devais en aucune raison répandre la haine. L'homme s'embrasse et s'étreigne. Il ne se jete pas au sol et ne se violente pas.

Mr. Mayhem : Evidemment.

Reverend Harvey : Tu n'as pas l'air convaincu.

Mr. Mayhem : J'aimerais me confesser.

Reverend Harvey : Tu as tué, Syd ?

Mr. Mayhem : Non, non. Je n'ai pas tué. Mais j'ai dit et fait des choses que je voudrais oublier. J'ai eu les meilleures intentions. Celles pour lesquelles on m'a élevées. Je m'en suis détourné, nourri par le mépris. J'ai fait grandir la revanche et je l'ai consumé. Père, j'ai gouté à la vengeance en appréciant son goût. J'ai humilié en appréciant le spectacle. J'ai trahi. J'ai trainé dans la boue. J'ai blessé. J'ai cherche le trouble pour le dominer, pour en devenir son maître. Je joue avec le feu sans vouloir éteindre l'incendie.

Reverend Harvey : Et t'en veux-tu, fils ? C'est la raison de ta présence aujourd'hui ?

Mr. Mayhem : La raison de ma présence aujourd'hui c'est mon absence de remords. J'y ai pris goût. J'ai plongé des types comme Booya au sol et j'ai apprécié le regard perdu des fans qui pensaient naïvement qu'ils finiraient par se relever. J'en veux plus encore. Je veux voir saigner leurs crânes. Et sans qu'ils ne soient james les dernier.

Reverend Harvey : Que voudrais-tu transmettre au créateur ?

Mr. Mayhem : Je voudrais lui dire que c'est foutu. Que j'ai essayé, que ça n'a pas marché. Ma nature est dans la violence.

Reverend Harvey : La paix est ce que tu dois chercher.

Mr. Mayhem : Et si je l'obtiens en détruisant l'autre ?

Reverend Harvey : Tu devras chercher un autre moyen de satisfaire tes besoins.

Mr. Mayhem : Leurs mots me rendent fou. Leurs attitudes. Je vais prendre un exemple récent. Y'a un type qui vient d'arriver. Il est frétillant, il saute partout backstage. Il gueule à qui veut bien l'entendre qu'il est le plus gros bosseur du locker room et qu'on est des larves. Il me provoque, il me cherche, me titille. Il m'attend. Et là où je voudrais prêcher la paix, je n'y arrive pas. Je veux avoir son crâne ancré dans les paumes de mes mains pour l'amener délicatement contre des matières que nos peaux n'aiment pas caresser. Je veux lui faire traverser des tables, le lancer du haut d'échelles. Je veux ne le lâcher qu'avant qu'il crève. Dans ce moment d'inconscience où la limite semble si proche… ce moment où seules quelques minutes séparent ta proie du moment de trop. Évidemment, je ne veux pas le tuer. Mon frisson c'est la limite. Mon frisson c'est de me demander si c'était pas un petit peu trop fort. Oui, père, je me suis tourné vers une voie risquée. Mais c'est lucratif. C'est ma mécanique interne.

Révérend Harvey : Tu commences à lui ressembler.

Mr. Mayhem : Ressembler à qui ?

Révérend Harvey : Paul.

Mr. Mayhem : Ne dites plus jamais ça. Je n'ai rien de lui.

Révérend Harvey : Son abandon t'as transmis sa violence. Tu es pire que lui parce qu'il est inconscient et que la manipulation dont tu peux faire preuve est un élément que tu maîtrises. Non seulement tu le sais, mais tu l'assumes et te complaît dans ta décadence. Ta confession, qu'est-elle, Syd ? C'est une supplique, mais elle ne m'implore pas le pardon. Elle m'implore l'acceptation. Et l'acceptation c'est une soumission à laquelle la foi ne peut s'appliquer. On ne peut tolérer tes agissements, on ne peut les laisser impuni. Je te souhaite du bon, du bien, de l'amour. Mais le seigneur, dans sa grande bonté, te chargera en épreuves pour que tu lui demandes pardon. Il te demandera de lui prouver que ton cœur n'est pas assombri dans sa complexe profondeur.

Mr. Mayhem : Et je le défierai de me faire tomber. Jamais. Personne, aucune chose, aucune force, ne fera tomber Mayhem. Des souffrances qui se sont agglutinées entre elles, ça ne se détruit pas. Ça s'accepte. Le créateur l'acceptera, les adversaires l'accepteront. Et si je pars, ce ne sera jamais seul. Je disparais comme je veux, quand je veux. Je reste dans tous les esprits. Je peux être médiocre, c'est mon excellence qui continue de faire de l'ombre à tous.

Révérend Harvey : Je n'y crois plus, fils.

| La caméra s'était arrêtée sur le visage du lutteur. Il était ancien, usé, marqué. Des traits tirés. Une barbe trop longue. Il avait vieilli, maintenant. Ses yeux devenaient humides. |

Mr. Mayhem : Moi non plus. Je suis officiellement mort.

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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Lun 25 Sep - 14:21


Philippe Trevor a convoqué les journalistes pour une conférence de presse. La salle de conférence de l'arena Macabra est bondée et tous les regards sont dirigés vers le podium où le kandidat à la présidence apparaît simplement vêtu de son célèbre slip kangourou et d'un noeud papillon.

Mes chers compatriotes! Oui je me considère comme un des votres car même si je suis parmis vous depuis peu, je ressents la même colère. Quel pays de merde! Chuis sûr que la RDA dans les années 70, c'était Cancun pendant le spring break comparé à la Kronosie actuelle. Et puis quel nom ridicule ! Moi president, je rebapriserai le pays!

Les questions fusent de partout. Trevor d'un geste digne d'un empereur romain designe une journaliste gaulée comme une Ferrari.

Olga Teurie de" jeune et cochonne". Quel nom allez vous donner au pays?

J'ai songé un instant à Coucou Land. Mais changer le K en or massif qui orne tous les bâtiments administratifs et refaire tous les papiers à en-tête, ça coûterai une blinde! Alors j'ai décidé d'être raisonnable et de ne pas trop exploser le budget. Donc adieu la ridicule Kronosie et bonjour à la plus prestigieuse Kangourousie!

Tous le monde se marre et les questions reprennent.

Edmond Kucédupoulet de" boeuf en daube hebdo". Vous parlez de budget, comptez vous lutter contre la pauvreté ?

Oh que oui ! La pauvreté est un fléau et je compte l'éradiquer pour de bon! Moi président, il n'y aura plus de pauvre en Kangourousie. Pour cela, j'emploierai tous les moyens pour m'enrichir et expulser les locquedus du pays. Z'ont qu'à aller en France !

Sam DISSOIR et Eddy MANCHEMATIN de " fiesta et chaude pisse". Et en ce qui concerne la corruption et la répression des parties d'oppositions, que comptez vous faire ?

C'est vrai que tout cela est présent depuis toujours en Kronosie. C'est une tradition séculaire et j'affirme haut et fort qu'en Kangourousie, cela changera! Les us et coutumes sont l'identité d'un état remarquable et remarqués et j'accentuerai la corruption à mon profit et la chasse aux opposants sera impitoyable. Je vous promet aussi de remettre au goût du jour une particularité régionale tombée en désuétude. J'en ai été le témoin indigné ! Je veux bien entendu parler de la torture à la cravache qui a lacéré la peau de nombreuses générations de Kronosiens. Comptez sur moi pour que la peau des futures générations de vermines Kangourousiennes soient tannées dans la pure tradition de vos ancêtres.

JiJi prend alors la parole.

T'as pas fini tes conneries? Tu ne seras jamais élu !

Évidemment ! Kronos va truquer l'élection et sera élu avec un score de dictateur nord coréen. Mais j'ai l'droit d' me marrer non? On se fait chier ici ! J'ai autant de chance d'être président que d'affronter St Michel pour le titre, les mauvaises nouvelles s'enchaînent, le peuple gronde, la populasse se lasse. Moi chuis l'rayon de soleil dans la grisaille du Kronosien de base. Faut dire qu'il a pas beaucoup l'occasion de se bidonner. A part moi et miammiam, les déconneurs, on est pas des masses. Moi j'me présente à une élection fictive et l'autre auto suceur réalise qu'il est mort depuis des mois. D'ailleurs recueillons nous un instant ! Salut à toi Miammiam qui est la haut, aux côtés d'autres grands tribuns tel que Luther, BTK, Gunnar et notre regretté la crampe.

Ryan est l'actuel champion Bloody!

Ah bon? Remarque Cube est challenger suprême. Mais chuis heureux de savoir que Wilson est vivant bien que triste qu'il ne fasse plus caca par la bouche. Ses promos étaient si drôle ! Tu vois on est infinité décimale pour faire sourire alors fait pas chier et laisse moi délirer. Une autre question?

La mère Cédesse et l'abbé Aimedoublevé de" religion et berlines allemandes ". Que comptez vous faire pour le bien être de nos foyers hétérosexuels mariés dans le respect des valeurs chrétiennes?

J'allais y venir! Le va et vient j'aime bien ça ! Et bien mes bien chers frères, moi président, j'instaurerai une loi interdisant aux mégères de gueuler sur leurs maris affalés sur le canapé en rotant leurs bieres devant la FGB. En contrepartie, les maris sus nommés devront connaître l'anatomie de l'appareil reproducteur feminin et savoir localiser le clitoris de leur partenaire. De nombreuses femmes frustrées m'ont informé que les préliminaire Kronosien se résument généralement à une baffe dans la gueule. Va falloir coller des timbres les gars !

La conférence est interrompue par la police politique qui dégage le coucou manu militari qui cependant gueule encore: Hasta la Victoria siempre! I have a dream! Ich bin ein berliner ! Un café et l'addition !






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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 27 Sep - 11:03

Chasseur d'appart'


27 septembre 2017
Quelque part en Normandie

| Tandis que l'été avait été poussé vers la sortie par une nouvelle saison, et bien qu'on sache qu'il finira par revenir et s'imposer, une jolie Harley frôlait le bitume de routes régionales. Elle se faufilait dans la circulation, son agile pilote bien cramponné à ses courbes. Le matin se levait, et elle se dirigeait vers Lisieux, pour s'enfoncer plus loin encore, s'approcher de la mer et arriver le long d'une imposante batisse. |


PARKING VISITEURS.
CRIAVS Basse Normande.

| L'engin s'était immobilisé dans un parking souterrain, à côté d'escaliers menant à l'intérieur du batiment. Une dame, la cinquantaine, attendait le pilote. |

Anne Marin : Monsieur, bonjour, je suis Anne Marin, responsable du département psychiatrie. Je vous accompagnerai pendant la visite.

Mr. Mayhem : Je vous remercie pour votre temps.

Anne Marin : Nous allons visiter le batiment, ses facilités, et je vous indiquerai ensuite les tarifs.

Mr. Mayhem : Ne vous préoccupez pas du dernier point, c'est pour un cadeau.

Anne Marin : étrange cadeau !

Mr. Mayhem : Vous ai-je expliqué mon projet ?

Anne Marin : Non, pas encore monsieur … Pouvez-vous me rappeler votre prénom ?

Mr. Mayhem : Appelez moi Mayhem.

Anne Marin : Très bien, monsieur Miammiam

Mr. Mayhem : Non. Je suis intransigeant sur les problèmes de prononciation. Ce n'est qu'un travail du palais, c'est pas bien compliqué de prononcer "MAY" comme le mois de mai et "HEM" comme de la dubitativité exprimée fortement à son interlocuteur pour lui faire comprendre que prononcer un prénom c'est pas bien compliqué.

Anne Marin : J'y veillerai, monsieur.

Mr. Mayhem : MAYHEM.

Anne Marin : Et donc, votre projet ?

Mr. Mayhem : J'ai pour ambition de m'investir dans le bien être de mes collègues. Je pratique une profession physique, exigeante, et j'ai remarqué ces derniers mois une fatigue psychologue tant que physique dans les rangs de mon entreprise. Aussi, et parce que je tiens à la santé de mes précieux collaborateurs, je tiens à financer leur repos. Je pense notamment à deux collègues, Racine et Oiseau Chanteur (OC pour les intimes), qui vont vraisemblablement bientôt être, comment dirais-je… redirigés de département, et qui pourraient en profiter pour prendre les dispositions nécessaires à leur bien être.

Anne Marin : Vous êtes un homme moderne ! Le bien être de tous est une problématique bien réelle, et qui coute plus d'argent que les soins nécessaires pour y remédier.

Mr. Mayhem : Tout à fait ! Notre entreprise aura bien besoin de ces économies en vue du remaniement du département.

Anne Marin : De quel secteur s'agit-il, sans indiscrétion ?

Mr. Mayhem : Je travaille dans l'événementiel, voyez-vous. Nous avons bientôt une grande réception durant laquelle nous procéderons au changement de département.

Anne Marin : Et vos collègues, Racine et Oiseau Chanteur, quels postes occupent-ils ?

Mr. Mayhem : Ils étaient jusqu'ici chargés de l'animation, mais c'est fini, ils sont fatigués, deux merveilleux collègues vont les relayer. Les statistiques semblent indiquer une mission inefficace. C'était une expérience, il fallait le tenter ! Maintenant place à de l'expérience, plus de professionnalisme, pour une expérience enrichie. Ils ont voulus bien faire, mais ça n'a pas fonctionné. Du coup, votre établissement ?!

Anne Marin : Télévision, matelas confortables, suivi par des spécialistes, piscine, spa, relaxation. Nous voulons le meilleur pour nos patients.

Mr. Mayhem : Très bien ! L'un d'eux, Oiseau Chanteur, est du genre bavard… Vous avez de quoi lui tenir compagnie ?

Anne Marin : Un soignant pour 8 soignés, 24/24, 7/7. Vous avez choisis l'offre VIP, nous le traiterons comme tel.

Mr. Mayhem : Il faudra faire attention sur les douches, et ne pas être trop pointilleux sur son langage. Il est cultivé mais semble mal utiliser ses acquis.

Anne Marin : Nous pouvons lui adjoindre des cours pour l'occuper et travailler ses compétences, éventuellement.

Mr. Mayhem : Merveilleuse idée ! Prenez-le en théâtre, il adorera. Il aime beaucoup faire feu de tout bois, parler de tout le monde, vous verrez, il met de l'animation. N'hésitez pas à lui réserver des moments pour le sport, un peu, aussi. Attention toutefois : ne le laissez pas nourrir d'ambitions. Il ne sait pas les gérer, il est vite déçu, frustré, et il devient agressif envers ses congénères.

Anne Marin : Il aura de la visite ?

Mr. Mayhem : Non, certainement pas. Son repos est ce qui prime le plus.

Anne Marin : Bien, monsieur Miammiam, vous avez tout vu.

Mr. Mayhem : MAY-HEM ! Je vous tiens au courant de la date d'arrivée au plus vite. Je vous prie d'adresser la facture à Neil Whitis, mon avocat, il se chargera de tout régler.

Anne Marin : Bien, c'est noté !

| L'ancien champion suprême s'était retourné vers les chambres, comme pour apprécier leur qualité, avant de s'engouffrer dans l'ascenseur qui le menait au parking. Montant sur sa Harley, sourire aux lèvres, il ne manquait pas d'afficher sa détermination quant aux semaines à venir… |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Ven 20 Juil - 13:13

Can you tell her I said hi ? 

Chicago


| Le mois de juillet battait son plein à Chicago, ville éloignée des troubles quotidiens de la FGB. Mais que valait dès lors l'honneur des deux caméramans de la FGB envoyés en mission ? Syd Filmore, vous vous en doutez. En espérant cette fois qu'on en tirerait quelque chose. Tout ce qu'on peut vous dire, sur ces premières images, c'est que le flambloyant champion se baladait dans sa traditionnelle Chevy Bel Air 58' avec sa princesse...


Mr. Mayhem : Tu vois Sia, c'est joli les Etats-Unis. Papa et maman viennent d'ici. Enfin, maman, pas tout à fait, mais c'est pas bien loin. On pourrait y rester un jour, au lieu d'aller dans ce faux pays de champions qu'est la France.  

| La petite feignait d'écouter le discours, trop préoccupée en vérité par les poupées qu'elle avait en main, bien attachée sur le siège arrière de l'ancêtre.

Mr. Mayhem : Peu importe où tu vivras plus tard, n'oublie pas que t'es une Filmore. On se laisse pas faire, nous. On trahit pas nos valeurs. Peu importe le prix à payer. Les huées, les défaites, les  trahisons. Tout ça on sait y faire face. On a appris à y faire face. Même quand ça vient de notre camp. 

Sia : Maman ? 

Mr. Mayhem : Partie s'entrainer, maman. Faut bien qu'elle s'y remette, tu sais. Elle a tout laissé tomber sous prétexte de découvrir un rôle de maman qu'elle aurait très bien pu gérer en continuant à lutter. Et pi maintenant maman elle fait des grands discours nous chantant combien cette industrie est la sienne. Mais si tu comptes bien, entre les pauses carrières et le temps resté à la maison, elle a quoi ? 3 ans de carrière ? Papa a eu le temps d'être champion quelques fois dans quelques fédérations pendant que maman elle faisait du shopping avec Sia. Mais bon, c'est une super maman. Je lui en veux pas. Elle reste celle que j'ai choisis, ça me plait son côté rebelle. J'pourrais avoir à lui montrer pourquoi il lui manque du niveau, mais ça, c'est le travail, d'accord ? A la maison j'aime maman. Et ça ne changera pas. C'est au travail que papa et maman ils sont pas d'accord sur quelques dossiers. Tu dois pas te tracasser, Sia. D'accord ? 

| Devant le néant de la réponse, l'ex champion s'était retourné. Sia dormait. Paisiblement. Et le discours était passé dans le néant de l'agitation de Chicago.

J'étais là. Je suis là. Je serai toujours là.
Et dites lui que je la salue. Et que je suis fier qu'elle n'ait jamais accepté de changer. 
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mar 24 Juil - 17:23

24.07.2018

"Je te promets." 

HONOR AND GLORY XI 
Les coulisses 

| Si vous ne l'avez jamais vu, il faut vraiment jeter un oeil à ce  qu'il se passe derrière les rideaux occultants noirs sous le titantron. Les lutteurs y entrent plein d'énergie, prêts à briller, motivés et frais. Et ils en reviennent parfois dépités, fachés, abattus. Dans les beaux moments, l'or brille sur leurs épaules. Mais il n'y a pas dix milles issues à des matchs. Perdre fait partie du jeu auquel ils ont accepté de se souscrire. La gorilla position, c'est ça : vivre au coeur des moments que les lutteurs ne veulent jamais dévoiler. En l'occurence, rarement après un main event pour le titre qu'on a perdu, et lors duquel on a vu son épouse perdre également toute ses chances. Mais les smartphones filment tout. Dont ça.


Neil Whitis : Tu vas où, Syd ? 

Mr. Mayhem : Voir Sarah, je dois la voir. 


Neil Whitis : Elle est partie, fils. Avec Pétale. Elle était pressée, Pétale a eu à peine le temps de s'engouffrer dans la voiture.  

Mr. Mayhem : Belle technique à la Sarah, on rentre dans l'auto, on prend le premier avion disponible et on s'envole.  

Neil Whitis : Qui te dit qu'elle n'est pas restée dans votre maison, ici ? 

Mr. Mayhem : Mon intuition. Je l'ai mariée. Je la connais après une défaite. Elle est abattue. Et souvent en colère. Ce qui me rassure dans ce cas, c'est que Pétale est avec elle. Elle saura l'apaiser. J'espère que tu as vu le match comme moi, j'espère que t'as vu que j'ai tout fait pour la protéger. J'ai mené un double match, sur tous les fronts, pour qu'elle encaisse le moins possible. Si j'avais pas utilisé toute cette énergie, j'aurais récupéré le titre suprême. J'en étais proche. Mais j'ai tout donné, et c'est pas grave, c'est ce que je lui ai promis, de toujours être là pour elle. Ma conscience est tranquille et je suis en paix. Ce titre, j'm'en fous. Complétement. Certaines choses valent bien plus : ce soir je rentre en bonne santé à la maison, je retrouve Sia, et la semaine prochaine je me retrouverai dix milles chances de mettre mes mains sur le titre. J'ai fait des centaines voir des milliers de main-events. Mon nom est en haut de l'affiche depuis toujours. J'ai plus rien à prouver, à personne. Du coup ça me fait pas peur. Mais Sarah ? 

Neil Whitis : Sarah, quoi ? 

Mr. Mayhem : Elle court après la montre. Elle sait que nos carrières sont courtes, elle sait que quand j'ai senti le vent tourner et que j'ai quitté la SoW parce que je n'y voyais pas d'avenir elle s'y est accroché comme si sa vie en dépendait. Notre couple en a souffert, j'ai pas vu ma gamine mais ça m'a permis de m'assurer que Filmore était toujours un nom qui résonnait dans le business. Sa carrière solo est à faire. Sarah elle a brillé avec Pétale, avec Methodcobra ou avec moi - elle est excellente pour ça. Mais maintenant ? Gosh Neil, je sais pas ce qu'elle essaye de faire. Même moi, elle me considère comme un ennemi. Réel. Authentique. Chambre à part, pas de parole et fuite tous les jours chez Pétale pour ne pas me croiser. Le jet atterri plus souvent au Canada que les avions de lignes réguliers. 

Neil Whitis : Mais tu ne crains pas pour votre mariage... 

Mr. Mayhem : Non, du tout. On en a vu d'autres. Je peux pas l'empêcher d'être ce que j'ai aimé chez elle. C'est une compétitrice, elle a galéré pour tout. On lui a jamais dit qu'elle était talentueuse. Elle a commencé en retard, elle a toujours tout donné, avec une exigence à en faire pâlir le plus grand des dictateurs. J'aime sa rigueur, son obsession pour la perfection. Les crises sur le côté, j'en fais mon affaire. A partir d'aujourd'hui ma carrière est la sienne. Je préfère tout mettre de côté, me retirer s'il le faut. Je veux lui rendre ce qu'elle m'a offert : la possibilité de me concentrer sur ma carrière sans interférer. L'anneau qu'on a à nos doigts, il lui promettait ça. 

| La vidéo s'arrêtait là, tandis que Meredith marchait vers son frère, Sia marchant devant elle. Sourire béa devant son père. Portrait de famille aux milles décors. Portrait des promesses qui tenaient encore... |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Jeu 9 Aoû - 22:43

Nobody Praying For Me. 

| Le cabanon était resté intact depuis des années. Cet amas de bois, un chalet cosy blotti dans la campagne Montrealaise, était installé au bord milieu d'une fôret. Les Filmore s'y rendaient souvent pour se changer les idées quand ils luttaient encore sur le sol canadien. Depuis, ils n'y étaient plus allés, bien qu'ils y avaient encore bien des affaires. Syd y était arrivé tard dans la soirée, conduit par un SUV aux vitres teintés. Pas qu'on l'aurait reconnu. Ici on zappe vite ceux qui ont choisi l'Europe comme terre d'accueil. La nuit avait été courte, à réfléchir pour trouver une issue. Mais seul Neil pourrait aider Mr. Mayhem à trouver son issue idéale. 


Bien sûr, il avait son idée romantique sur la chose. Quitter discrètement, ne pas faire de bruit. Juste partir pour que sa championne puisse briller. Mais c'était tellement plus complexe, l'égo d'un champion. Alors au petit matin, il était entré dans le garage. Sous une bâche d'un bleu pâle et usé se trouvait ce qu'il voulait le plus au monde : sa Dyna. Une Harley, sa première, achetée avec la prime du crossroad tournament, au début de sa carrière. Elle avait démarré aisément, une fois que Syd y avait versé le contenu d'un vieux bidon métallique de l'armée. Il avait mis son casque, ses lunettes de soleil et avait pris la route. Si Neil ne l'attendait pas, tant pis. Il devait avoir le coeur net. Le coeur léger.

Je suis un murmure dans le vent, 
Je suis la braise qui te brule,
Je suis l'eau qui te coule,
Je suis l'étoile devenue trou noir. 

Je suis un danger terrifiant, 
Un fruit dégradé au sol, 
Je suis ce qui absorbe la colère, 
Je suis l'arbre qui tombe sans faire de bruit. 

| L'Harley avalait les kilomètres tandis que le soleil sortait de son lit. De bon matin. Filmore connaissait Neil par coeur, après tout ce que celui-ci avait fait pour lui. Il est 7h42 alors qu'il rentre en ville. Neil boit son café. Enfin, il attend pour le boire. Il doit avoir poussé la porte vers 7h34 pour réclamer à la serveuse brune ce qu'il n'avait plus à demander. Il venait tous les jours ici depuis qu'il s'était installé à Montreal. Le café lui était servi trop chaud, alors il attendait en lisant le journal et en jettant de temps à autre un regard vers l'un de ces écrans d'actualités sans son. A côté des voyageurs qui s'en vont s'enfoncer dans une bouche de Metro et des couples de touristes profitant du doux arôme du café qu'on paye en dollars. La Harley ? Il avait senti arriver. Si ce n'était pas le cas, il n'aurait d'ailleurs pas surpris la serveuse en lui demandant un thé en plus de sa commande habituelle.

Mr. Mayhem : Le thé, c'est pour qui ? Tu es accompagné, Neil ? 

Neil Whitis : Je vais l'être, en tous cas. Il est pour toi. Je t'attendais. 

Mr. Mayhem : Mais ? Comment as-tu ? 

Neil Whitis : C'est de la logique. Tu as posté ton blog depuis l'avion. 

Mr. Mayhem : T'étais pas censé savoir que je prenais l'avion. 

Neil Whitis : Quand tu payes avec ta carte de la société, si. Tu penses vraiment qu'on surveille pas quand quelqu'un prend Air Canada en émettant la note à la Filmore INC ? 


Mr. Mayhem : ça aurait pu être Sarah. 

Neil Whitis : Elle ne voyage pas sans Sia. Et pas dans un vol public. Même en première classe. Toutefois, si tu veux qu'on continue à parler aviation, je pourrais te demander de le faire à un autre moment de la journée et de profiter avant tout de Montreal. Le temps s'est tellement écoulé depuis ta dernière visite au quartier général de l'entreprise. 

Mr. Mayhem : Effectivement. Mais j'ai souhait de venir y travailler plus souvent, maintenant. 

Neil Whitis : On n'a pas de boulot pour toi. 

Mr. Mayhem : Comment ça ? 

Neil Whitis : Tu veux qu'on te fasse faire quoi ? Emballer les figurines ? Répondre aux courriers ? Qu'on te mette au département légal pour gérer les contrats et les droits à l'image ? Je sais pas si t'es déjà venu dans le vrai monde mais pendant que Sarah et toi vous faites ce qu'on vous demande de faire, c'est à dire faire le show et combattre, l'armée de gens dans un bureau qui porte votre nom s'assurent que tous les mois vous puissiez payer des loyers pour des lieux où vous n'allez pas. Le cabanon a été repeint, t'as vu ? 

Mr. Mayhem : Et bien il faudra me trouver une place. Je peux surement faire un truc sympa, je sais pas, animer une émission sur les coulisses, un truc ainsi. 


Neil Whitis : T'as signé pour fermer la branche média y'a un petit temps. Même Meredith a du partir bosser ailleurs. Crève l'abcès. 


Mr. Mayhem : Tu sais, n'est-ce pas ? 

Neil Whitis : Evidemment que je sais. Mais j'attends que tu me le dises. 

Mr. Mayhem : J'ai envie de tout plaquer. J'ai pas arrêté d'y penser, pour Sia, pour pas qu'elle voit ça, puis parce que ça y est, c'est fini, ma carrière est morte. 


Neil Whitis : T'aimes pas ce sentiment, n'est-ce pas fils ? Sarah est championne. En quelques semaines seulement. Elle brille, elle vole le show chaque semaine. A la minute où j'ai vu que t'étais dans le premier match d'un show, j'ai su qu'on allait se voir très vite. C'est pas tellement Sia qui t'inquiète. C'est ton égo et ta peur vertigineuse du vide au dessus duquel t'as l'impression d'être. Elle est plus forte que toi. Mais elle l'a toujours été, et ça t'avait jamais empêché d'avoir une carrière jusqu'ici.

Mr. Mayhem : Je vais pas tourner en rond à ouvrir les shows pour que ma femme puisse faire les main event. 

Neil Whitis : Pourquoi pas ? 

Mr. Mayhem : C'est pas ce que je suis. 


Neil Whitis : Alors affronte tes démons. Tu fuis, depuis des semaines, tu te plains, tu tournes en rond, tu attends que quelqu'un puisse recevoir tes paroles en te disant à quel point Sarah te trahit et qu'il te comprend. Personne ne doit prier pour toi. En attendant je te conseille de bien gérer tes affaires et de prendre les bonnes décisions. 

Mr. Mayhem : J'ai mon contrat, là. J'ai tout lu. J'ai l'impression que je peux le briser du jour au lendemain sans contrainte. 

Neil Whitis : Tu es donc sourd à mes messages. Non seulement, je doute que Kronos t'ait fait signer un contrat aussi peu restrictif, mais en plus je te l'interdis. Les droits qui me sont conférés dans l'entreprise de gestion de vos affaires font que, dans un cas extrême, je suis le seul maître à bord en cas de litige. J'ai décidé que tu continuerais à lutter. Que ça te détruise si tu veux, je m'en fous. Actuellement, mon boulot, c'est que la société aille bien. Et tu sais quoi ? Depuis que t'es à la FGB, c'est la première fois qu'on enregistre une hausse aussi spectaculaire de notre chiffre d'affaire. Et c'est pas grâce à toi. C'est grâce à Sarah. Elle enchaine la promo, elle s'impose dans la fédération en se donnant à 100% comme t'as jamais sû le faire. On vend des droits d'interviews à des magazines pour bien cher, le business tourne.  

Mr. Mayhem : On en est là, alors. Filmore, c'est pour Sarah Filmore. Plus pour Syd ? 


Neil Whitis : Plus beaucoup, en tous cas. Mais t'es bien plus hargneux envers elle que le contraire. Si elle voulait autre chose que sa réussite sportive, elle aurait coupé les vivres y'a longtemps. 


Mr. Mayhem : Vire moi. Ce matin. Je veux que tu me vires de la corporation. Je veux être libre de toutes contraintes. Plus de contrat, plus de lutte, plus rien. Je rentre à Chicago et je m'y trouve quelque chose à faire. 

Neil Whitis : En plus d'être lâche, c'est impossible. 

| Tout le monde aura remarqué que ce prédateur reclu dans un coin n'était plus dangereux pour personne. Il cherchait la fuite - peu importe laquelle, et peu importe le prix. Il divaguait, se perdait. Neil ne lui offrait pas ce qu'il attendait. Et s'il lui offrait mieux ? T|

Neil Whitis : Tu vas te battre, Syd. Comme tu l'as toujours fait. Comme t'as été entrainé à le faire. Tu vas faire des openers pendant six mois s'il le faut, tu vas reconquérir le public, tu vas faire ce que tu as à faire pour retrouver ta fierté. Tu vas être un homme. T'es à l'instant le plus important de ta carrière. Celui où tu pourras aller chercher ta fille dans le public pour lui faire soulever ton dernier titre en direct, celui où tu vas pouvoir montrer qu'un père avec des valeurs ça se bat. Tu vas affronter tes démons et tes difficultés parce que Sarah ne te veut pas de mal. C'est une lionne, mais ça fait bien longtemps qu'elle a baissé la garde face à toi. Et si un jour vous deviez vous mesurer au centre du ring, je vous pousserais à le faire aussi. Parce que c'est bon pour le business, parce que c'est bon pour vous. On peut s'aimer et se mesurer. On doit s'aimer et se respecter. Sans condition préalable. Sans vouloir que l'un soit d'office plus faible, tendant à baisser la garde plus vite. C'est ce qu'elle attend de toi.  

| Mayhem avait repris le contrat, l'avait glissé dans sa sacoche. Il avait serré les dents, les yeux humides, les traits résignés. Neil s'était levé, l'avait étreint, d'une force douce. Sage. Tandis que le lutteur s'engageait vers la porte, Neil avait repris la parole.


Neil Whitis : Appelle Sarah. Dis-lui que tu es ici. Parlez du cabanon, de la nouvelle peinture. Dis-lui que les affaires vont bien. Partez avec Sia, en famille. C'est que du divertissement, la FGB. Ne criez pas dans les mauvais canaux.
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Dim 30 Sep - 15:45

Only one thing we're good at 

| L'automne s'en venait tout doucement, jetant sur les cours des écoles un soleil radieux mais froid. Les cris des enfants étaient entendus à nouveau, tandis qu'ils se tarissaient à l'appel de leurs enseignants. Se mettre en file, s'avancer vers un local faussement chaleureux où sont collées de vieilles synthèses sur ce qu'est le corps humain, l'espace ou l'histoire de Monsieur Hibou. Ce contexte nous reliait tous. De la même façon. Qu'on soit Mayhem ou pas. C'est aujourd'hui un père que l'on semblait apercevoir à l'écran, traversant la cour de l'établissement privé où était scolarisée Sia. Une dame, dans la quarantaine, était venue l'accueillir. |

Mme la directrice : Monsieur Filmore, bonjour. Merci de vous être déplacé aussi vite. Suivez-moi, nous allons nous installer dans mon bureau. L'assistante sociale nous y attend. C'est la première fois que nous nous rencontrons, n'est-ce pas ? Qui était venu inscrire la petite ? 

Mr Mayhem : Mon épouse. Et notre avocat.

Mme la directrice : Bien. Par où commencer ? J'ai cru comprendre que votre épouse... et vous même... exerciez un métier peu atypique. On m'a aussi dit que vous étiez connus dans votre sport. J'entends à votre accent que vous devez venir des Etats-Unis, bien que dans mes souvenirs votre compagne venait plutôt du Canada. Nous pensons que votre fille est trop exposée à votre "milieu", si je puis dire, ou plutôt s'il faut l'appeller comme ça. Notre école est pour la liberté de tous, mais qu'un enfant de 4 ans fasse preuve d'une telle violence, c'est inouï. Je me permets de vous exposer les photos de la petite Natascha, que Sia a sauvagement agressé. 

Assistante sociale : Visiblement la petite aurait toisé Sia, voir lui aurait pris un jouet, et votre fille a donc répondu en lui jetant un coup de pied dans le ventre. Ce n'est pas tout. Une fois cette pauvre Natascha au sol, Sia aurait émis plusieurs coups de pieds à l'adresse du visage de sa cible, résultants en des dommages au faciès et à plusieurs points de sutures. 

Mr Mayhem : Une histoire d'enfants. Une violence inutile, et qui est bannie chez nous. Ma compagne et moi nous chargerons d'en parler à Sia.  

Mme la directrice : L'histoire est plus grave. Les parents de Natascha ont porté plainte immédiatement. 

Mr Mayhem : Est-ce que la petite va bien ? Aura-t-elle des séquelles ? Nous payerons les frais médicaux engagés.  

Assistante sociale : Nous réfléchissons au delà de cette histoire. Les gestes de votre fille était précis, et mesurés. En fait, dans nos archives, seul une petite fille avait fait preuve d'une telle violence. Mais elle était plus jeune encore. 


Mr Mayhem : Laurence ? 

Mme la directrice : Comment le savez-vous ?! 


Mr Mayhem : Je sais surtout que dès qu'il s'agit d'un enfant de lutteur, vous avez tendance à tout grossir selon le spectre de nos métiers. Je vous invite toutes les deux à visiter notre maison familliale. Vous serez surprises de ne rien y trouver de plus qu'ailleurs. Ni photos de nos métiers, ni titres, ni médailles, ni référence à notre vie professionnelle. En fait, Sarah et moi nous entrainons dans une partie non accessible de la maison. Vous devez comprendre que nous sommes des professionnels. C'est notre travail. Nous ne sommes pas des bêtes de foire. Nous sommes des athlètes,  avec un régime alimentaire strict, un programme d'entrainement particulier, à la tête d'une société, la Filmore Company, qui développe plusieurs pôles d'activités. Outre nos carrières, nous gérons le management d'autres athlètes, la création de goodies et possédons notre propre département légal. Nous sommes des patrons avant tout depuis plusieurs années maintenant. Avec beaucoup de réussite. Notre priorité, c'est de protéger notre fille. Nous connaissons notre industrie, ses risques, ses dérives. Nous ne sommes toutefois pas pire que des boxeurs, ou judoka.  

Mme la directrice : J'entends, monsieur Filmore, mais votre enfant est trop jeune pour voir ce que vous faites ! 

Mr Mayhem : Sia n'a jamais mis les pieds dans un show. Vous pensez qu'on est assez timbrés que pour lui montrer papa et maman se prendre des coups et en donner ? Non. Surement pas. Elle n'a jamais vu un ring. 

Mme la directrice : Comment expliquez-vous alors ? 

Mr Mayhem : C'est ce que nous sommes. Ce que nous faisons. La lutte, c'est pas seulement des entrainements. C'est un mental d'acier, une volonté, un déterminisme. On ne peut pas l'en éloigner. Mais je le répète : nous sommes contre la violence. Nous ne l'utilisons jamais en dehors de notre métier. Nous faisons du business. Notre talent, il a un prix. Nous ne sommes pas assez bêtes que pour nous battre gratuitement alors que nous pourrions être payés grâcement et se servir de cela pour subsidier votre école, par exemple. 

Mme la directrice : ça ne marchera pas. Madame Orientale m'a fait le coup il y a bien des années. Votre petite intimidation ne marche pas avec moi. 

Mr Mayhem : Madame la directrice, avec tout le respect... Je ne vous intimide pas. Si je voulais vous intimider... J'aurais envoyé Sarah à cette réunion. Vous nous traitez comme des criminels parce que notre fille a donné deux coups de pieds. Nous n'avons pas pu rencontrer les parents de l'autre enfant, ni eu l'occasion de se rendre à son chevet. Chevet qui n'existe pas puisque d'après nos sources deux pansements ont suffit à calmer la plaie. Vos assistants sociaux sont sur notre dos depuis quelques mois, à tenter de trouver en quoi nous sommes des mauvais parents. Malheureusement ça marche pas. Et notre fille, en dehors de ces quelques coups, est exemplaire. 


Mme la directrice : Vous, parents riches, pensez pouvoir tout faire ! Ce n'est pas parce que vous avez fréquentés des écoles privées où vous aviez droit à tout qu'on vous laissera faire la même chose pour votre enfant. 

Mr Mayhem : Je viens de Chicago, dans l'Illinois. J'ai fréquenté les pires des écoles publiques. Vous ne nous connaissez pas. Maintenant dites-moi où vous voulez en venir ? 

Mme la directrice : Je crains que la plainte des autres parents n'aboutissent sur un risque de voir Sia placée. 

Mr Mayhem : Il n'y a... aucune chance que vous touchiez à notre fille. Est-ce que vos petits plans machiéavéliques avaient fonctionnés avec Laurence ? 

Mme la directrice : Laurence s'est finalement avérée stable. 

Mr Mayhem : Sia l'est aussi. Venez visiter notre industrie. Venez découvrir nos métiers, pendant une semaine, notre hygiène de vie. Il n'y a rien de fou à manger des légumes, aller courir le matin, faire de la musculation et s'entrainer aux arts martiaux ensuite. Nous passons énormément de temps avec notre fille, et l'avons entourée des meilleures personnes possibles quand nous ne sommes pas là. Nous nous absentons rarement en même temps. Sia lit, parle comme une vraie présentatrice de journal, connait déjà pas trop mal le monde et sa géographie. Nous l'avons inscrite dans votre école "privée" pour qu'elle rencontre d'autres enfants. D'autres milieux.  

Mme la directrice : Les parents des autres enfants sont inquiets à votre sujet. Ils ont peur. 

Mr Mayhem : Si nous le voulions, cette école porterait déjà notre nom. Auraient-ils toujours peur ? Ils étaient heureux, il y a quelques semaines, d'apprendre que l'école n'allait pas fermer suite à... un don... anonyme... Non ? 

Mme la directrice : Comment le savez-vous ?


Mr Mayhem : Avant d'inscrire Sia, nous avons mené nos recherches. Nous ne vous aimons pas. Par contre, une des institutrices de Sia est jeune mais talentueuse. Notre équipe l'avait repérée. C'est pour elle que nous l'avons fait. Lorsque Neil, notre avocat, a inscrit la petite, il savait que l'école allait mal. Notamment parce que vous gérez mal votre patrimoine. N'est pas patron qui veut. Nous avons donc largement renfloué les caisses de l'école, sans vouloir vous le dire parce que vous alliez penser que nous achetions votre collaboration alors qu'en fait... On se fout de votre collaboration. Vous êtes sur un siège éjectable. En sauvant l'école, il nous a été proposé de la renommer d'après nous. Nous avons décliné. Ensuite, on nous a demandé si nous voulions intervenir dans la prise de décision. Voir un remplacement de personnel. Nous avons décliné.

Vous avez beaucoup à apprendre de "sauvages" en notre genre. Si vous voulez devenir notre ennemie, améliorez votre jeu. Faites des recherches. Entourez-vous. Maitrisez votre sujet. Si nous avons porté autant de titres à notre épaule, si notre société se porte bien, si nos employeurs ont eu le temps de fermer à chaque fois sans nous causer de tord financer, c'est parce que nous avons la capacité d'analyser le monde qui nous entoure. Et de le mépriser. Je suis un homme doux. Gentil. Attentionné. Lorsque je rentre dans cette école, je suis un père, pas un combattant. Pensez-y la prochaine fois que vous voudrez essayer de diaboliser mon enfant. 

Si vous pouviez dire aux parents de Natascha que nous avons un tas d'avocats prêts à gérer la non affaire, mais que nous sommes toujours ouverts à une négociation à l'amiliable. Avant de faire trop d'erreurs. C'est dangereux de nous attaquer, surtout sans argument. 

| L'homme fort de la fédération s'était relevé, faisant face à la directrice, qui, impressionnée, ne trouvait plus les mots. Il s'agirait de toujours se méfier de ce que l'on raconte à un Filmore. Même s'il est innofensif. |
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Dim 11 Nov - 18:30

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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Sam 1 Déc - 21:46

LEAD YOU ON

| Crier, être surpris, s'émerveiller, naitre au coeur d'une expérience déployée par des athlètes de haut niveau : voilà ce qui était vécu par des milliers de fans tous les jours dans les salles qui accueillaient la FGB et son équipe en tournée. Et parfois, il était bon de rappeler qu'il se passait aussi bien des choses lors de ces haltes régionales. Comme lorsqu'un Mr. Mayhem avait rompu le silence d'après match au doux son de Mayhem du groupe Halestorm. Savourant l'ovation, il s'était posté sous le titantron, micro à la main, cheveux gominés en arrière, teints en blanc, barbe blanche fournie, sourcils blancs. Grindelwald. En gentil. |

Mr Mayhem : J'ai l'impression qu'on a tant marché ensemble, vous et moi. Vous m'avez haï, acclamé, ignoré. Je vous en ai voulu, je vous ai aimé, je vous ai ignoré. Et pourtant, dans cette arène, il n'est pas un seul de nous qui pourrait vivre cette soirée sans l'autre. Nous sommes étroitement liés, que l'on aime ce fait ou pas. Les temps sont durs, ici. Des alliances rutillantes de talents qui s'ennivrent de leurs volontés absurdes. Des trahisons, partout, des coups bas. 

Ce qui était un sport de respect, celui de l'homme qui sait ce que c'est d'être frappé si fort d'en tomber dans un des angles sacrés de ce ring. Ce contact brulant avec le mat, ces regards sur vous et cette hargne qui doit vous prendre et vous relever. Ceux qui osent frôler ce ring sont forts. Ils tombent, tous les soirs, ils saignent, ils vivent leurs combats. Ils essayent tous d'accomplir leurs buts. 

Mais la sombre histoire de 2018 nous emmène à l'individualisme de tous. Peu importe qui l'on est, il y a quelque chose de bien plus grand au dessus de nous. Cette mère patiente et solide. Cette F... G... B... Elle est ce que l'on fait d'elle. Excitante, revigorante, morne, plate, vidée de ses âmes. Ses coeurs battent au rythme de nos combats. Mais aujourd'hui je crains d'en être un des derniers gardiens.  

Qui veillera à cette fédération demain ? Qui regardera devant au lieu de vérifier que personne ne s'apprête derrière à lui donner un coup ? Qui portera le titre d'un champion pour faire briller cette fédération à l'aube de 2019 ? 

| Soudain, il s'était agenouillé. Poing droit en l'air.

Mr. Mayhem : Je veux faire un pacte, ce soir. Avec vous. Je veux vous promettre ce soir d'être fidèle à cette fédération et à me battre pour son bien supérieur. Mais je ne peux pas le faire sans votre force. Sans votre allégeance. J'ai besoin de vous. De vos voix inaudibles, de votre volonté, de vos valeurs. J'ai besoin qu'elles me nourrissent. Alors si vous êtes ne serait-ce qu'une dizaine à vous prêter allégeance ce soir, j'ai besoin de sentir votre énergie. Agenouillez-vous, peuple de la FGB. Votre allégeance est sa force. 

| Le silence s'était fait. Soudain, une ou deux personnes avaient posés le genou au sol. Et puis dix. Et puis cent. Et puis mille. Et puis toute la salle. L'image était saissisante. Poings en l'air, prêts à se battre. Mayhem avait disparu. Au sol, un mot était apparu et projeté au titantron.

MERCI. 

#WeAreFGB
#PledgeAllegiance
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Syd Filmore
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   Mer 5 Déc - 21:45

5 décembre 2018, 
Bureau de Neil Whitis 

GANGSTA

| Neil Whitis, l'Alfred des Filmore, avocat et figure paternelle de la famille, s'affairait à préparer des papiers. Dans l'empire Filmore, il était la forteresse. Bras droit de Mr. Mayhem et homme de confiance de Sarah, il était l'équilibre dans leurs vies. Une pièce clé de la famille. Aussi n'était-il pas étonnant de voir débarquer Mr. Mayhem, ouvrant grand les portes, dans le bureau... Et sans frapper...

Mr. Mayhem : On est de retour, Neil ! ça y est !  

Neil Whitis : Monsieur Filmore ! Heureux de te voir si heureux. Un mot d'explication ? 


Mr. Mayhem : Tu as vu le show, comme moi. En plus d'une victoire, peu étonnante, il a surtout été le théâtre de l'annonce d'un retour. Le titre de Vice-Champion ! C'est ça, mon sauvetage. D'ici la fin de l'année, il sera de retour à la maison. Sarah ira chercher le titre suprême, et nous serons, malgré nos divergences sur l'art et la manière, au sommet de la FGB. C'est, de mon point de vue, la plus belle fin à 2018 que nous puissions avoir. 

Neil Whitis : Tu accepterais d'être le second de ton épouse, en admettant que tu parviennes à obtenir ce titre ? La concurrence est rude ! 

Mr. Mayhem : J'ai déjà été champion suprême... et vice champion. Je peux pas dire que je sois particulièrement impressionné par la compétition. Pour le reste, ça fait longtemps que je me suis fait à l'idée que Sarah pourrait avoir une autre destinée que la mienne. Je lui souhaite d'être meilleure que moi. C'est ça, l'amour, non ? 

Neil Whitis : Ou la vision aveugle d'un type qui fuit tellement conflit qu'il est prêt à mettre de côté ce qu'il est. Toutefois, puisque tu en es heureux, qu'il en soit ainsi ! Sarah et toi avez certainement de grandes choses à accomplir avant la fin de l'année, et l'an prochain encore. Vous menez tous les deux vos carrières avec talent et brio. 

Mr. Mayhem : Neil ? Je suis heureux, tu le vois ça ? D'habitude je suis là à me plaindre et tu m'écoutes en acquiessant la tête et en me disant que ça ira mieux. Là, tout va bien, je  me sens épanoui et tu me réponds avec ironie des bullshits sur nos destins croisés à Sarah et moi. 

Neil Whitis : Je vous aime tous les deux. Mais ce retour du titre de Vice-Champion, c'est peut-être encore pire que si vous aviez à vous battre pour le titre Suprême. Dans tous les cas, l'un des deux pourrait se retrouver inférieur. Vous êtes des loups. Tous les deux. Je ne pourrais te dire à quel point je trouve que vous êtes merveilleux... En dehors d'un ring. Une fois que vous êtes à vos affaires, l'humanité perd tout son sens. On vous voit détruire vos corps, détruire les autres, humilier, rabaisser, utiliser tous les subterfuges nécessaires. Vous avez les mêmes méthodes de travail, regarder pendant des heures des matchs de vos adversaires pour étudier leurs failles, préparer chaque combat tactiquement comme des généraux de l'armée. C'est la hierarchie même de l'industrie familliale qui en est le schéma. Quand certains lutteurs fonctionnent à l'envie et à la folie, vous avez un quartier général, une entreprise pour protéger vos droits, un département communication pour gérer les demandes entourant la famille. Vraiment, vous êtes atypiques. 

Mr. Mayhem : Mais on est un couple avant d'être des athlètes. 

Neil Whitis : C'est faux. Tu fais semblant de le penser, et Sarah est loin de s'aligner là dessus. Tu le sais. En 2019, vous vous affronterez. J'en suis sûr. Et si pas en 2019, ce sera en 2020. Vous voudrez connaitre qui est le plus fort de votre meute. Et il prendra le commandement final sur l'autre. Vous ne vous quitterez pas pour autant. Tous les deux vous savez à quel point ça vous affaiblirait. Mais si l'un de vous deux touche à un titre, ou pire, si vous y accédez en parallèle... Cette famille va partir dans une des pires guerres sentimentale que la FGB ait connu. 

Mr. Mayhem : Je ferai tout pour l'éviter. Il est hors de question que Sia voit ça. J'arrêterai tout s'il le faut. 

Neil Whitis : Alors tu mettras en danger ta vie privée. Sarah ne supporterait pas que tu l'humilies en la refusant. 

Mr. Mayhem : Que dois-je y faire, alors ? 

Neil Whitis : Accepte le destin. Fais en sorte que ce soit court. Et sois heureux. 

| Mayhem avait changé de regard. Il avait pris ce regard de réflexion, tandis que Neil s'était remis à ses papiers. Finalement cette conversation n'était qu'un tas d'engrenages dont seul le premier était actionné. Il restait à parvenir à prendre un titre, et la probabilité devait être recalculée. Toutefois, à la fin de la journée, la question demeure : que se passera-t-il si le loup doit manger le loup ? |
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MessageSujet: Re: Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.   

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Divine parole : Syd Filmore, Chapitre 3 - Nouveau testament.
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